Mes photos de Costa-Gavras

février 20, 2008

S’approcher de la Berlinale…

février 20, 2008

VIDEO EXCLUSIVE – Costa-Gavras, comment on devient Ours d’or

février 19, 2008

Comment consacre-t-on un Ours d’or parmi 21 films en compétition ? Vendredi matin, quelques heures avant le choix final et la remise des prix, Costa-Gavras est revenu sur son rôle de président du jury du 58e festival international de cinéma de Berlin. Lundi 18 février pour Le Petit Journal de Berlin.

Interview exclusive avec Costa-Gavras


PALMARES – « Troupe d’élite » triomphe à Berlin

février 19, 2008

Le jury du 58e festival international de cinéma de Berlin a rendu son verdict samedi soir et surpris une fois de plus la critique. Troupe d’élite (Tropa de Elite), un film brésilien politiquement engagé, remporte l’Ours d’or, même si les favoris du public ne rentrent pas les mains vides. Tout le palmarès

Dans un jury à la configuration rétrécie, la voix de son président Costa-Gavras a sûrement pesé lourd au moment des délibérations.
Le palmarès de la 58e édition de la Berlinale (Le Monde: « un palmarès controversé ») fait en effet une place d’honneur aux films engagés, domaine dans lequel le cinéaste franco-grec est passé maître. Ainsi, c’est le film brésilien Tropa de Elite de Jose Padilha qui a remporté l’Ours d’or. Ce film suit le quotidien d’une unité spéciale de la police à Rio de Janeiro dans la lutte contre le trafic de drogue. Décrivant de façon très violente les méthodes de cette unité, ce film avait déjà défrayé la chronique lors de sa sortie au Brésil.
Autre oeuvre à teneur politique, Standard Operating Procedure de l’américain Erol Morris, seul documentaire en compétition, critiquant les méthodes des soldats américains dans l’ex-prison d’Abu Grahib, a remporté le Grand Prix du Jury.
Paul Thomas Anderson, déjà primé en 2000 pour Magnolia et placé parmi les favoris, ne repart pas les mains vides puisque son film There will be blood, déjà huit fois nominés aux Oscars, repart avec deux Ours d’argent, celui du meilleur réalisateur et de la meilleure musique. Les Ours d’argent pour les meilleurs rôles féminins et masculins sont revenus respectivement à l’Américaine Sally Hawkins pour son rôle dans Happy-go-Lucky de Mike Leigh et à l’Iranien Reza Najie dans le film Avaze Gonjeshk-ha (Song of Sparrows) du réalisateur Majid Majidi.
A noter enfin que le jury franco-allemand du prix « Dialogue en perspective » a récompensé Drifter du jeune réalisateur allemand Sébastian Heidinger.
Sébastien VANNIER, lundi 18 février 2008 pour Le Petit Journal de Berlin. Cliquer ici pour lire le résumé du palmarès.


BERLINALE 2008 – AMBIANCE – Une journée à la Berlinale

février 19, 2008
Berlinale, 8e jour. Festivaliers organisés et matinaux, hommes d’affaires pressés, serveurs de restaurants, artistes en devenir et réalisateurs confirmés se croisent au rythme des séances et des passages de vedettes. Portrait d’une journée type au festival international de cinéma de Berlin.
Signe de ralliement : l‘ours rouge du festival
Il est à peine 9 heures, et c’est déjà l’effervescence près de la Potsdamer Platz. Comme d’habitude, quelques hommes d’affaires accélèrent le pas pour se rendre au bureau, mais ce n’est pas eux, qui, aujourd’hui encore, vont retenir l’attention des passants. Dans quelques minutes, les premiers films de cette journée de Berlinale vont être projetés dans les cinémas voisins.
Le froid matinal n’a pas découragé les afficionados, qui déjà font la queue devant le Cinemaxx. « Les portes ouvrent dans une heure, mais on veut être sûr d’avoir les dernières places pour Die Helden aus der Nachbarschaft, un film allemand qui se déroule dans mon quartier (Prenzlauer Berg, ndlr) » nous confie Kathia, 25 ans, un café à la main. D’autres font le pied de grue devant les Arcades, centre commercial où sont vendues trois jours à l’avance les places pour les séances. « J’aimerais avoir des places pour le film de Madonna samedi soir, j’ai pris ma pause exprès“, nous confie Benjamin, salarié de la Deutsche Bahn, dont le siège est à proximité. « On m’a dit que c’était complet, mais je tente quand même ma chance !“. Pas trop difficile de travailler au milieu de toute cette agitation ? « Certains de mes collèges sont un peu agacés, mais dans l’ensemble c’est assez amusant de voir tout cet emballement de là-haut, et puis on est au première loges pour voir les arrivées des stars ! » confie-t-il.
Une aubaine pour les restaurateurs
La matinée passent, et ils sont de plus en plus nombreux -public, journalistes, photographes, équipes de films- à rejoindre les cinémas. Les places sont également chères pour les pauses déjeuners. « Depuis le début du festival, le restaurant est toujours plein » nous explique une serveuse du Corroboree, restaurant situé face au Ciné Star. « Et surtout, les pourboires sont beaucoup plus importants ! »
A peine le temps de déguster une salade qu’il faut déjà repartir. La file d’attente pour le film East/West – Sex and Politics est impressionnante. Juste à côté, certains attendent pour la séance de Be like Other à 15h. En vain. Toutes les places ont été vendues deux jours plus tôt et il n’y a eu aucun retour. Ceux qui voulaient les dernières places sont découragés : « Je n’ai pas été mangé et suis resté ici depuis une heure pour obtenir une place ! Mais bon, je vais me rabattre sur Sag mir, wo die Schönen sind dans une heure. Il paraît que toutes les actrices sont là“ se console Brigitta, venue d’Hambourg pour l’occasion, et qui arbore fièrement un sac en bandoulière estampillée « Berlinale ».
Un festival intellectuel et populaire
« Je viens ici chaque année pour puiser l’inspiration » nous raconte Collin, un metteur-en-scène irlandais, en commandant un whisky au bar du Cinemaxx. « Il y a un côté intellectuel et populaire dans ce festival. Les films sont souvent très engagés. On y découvre plein de nouveaux talents, venus du monde entier. C’est devenu un rendez-vous incontournable pour la profession et pour tout les avant-gardistes. »
Ce soir, Happy-Go-Lucky, un film anglais, est en tête d’affiche au Berlinale Palast. Les actrices de Sag mir, wo die Schönen sind, effectivement présentes, sortent de la séance un brin émues. « C’est la première fois que nous voyons le film, c’était un grand moment ! ». A deux pas, la réalisatrice de Die Besucherin, Lola Randl angoisse un peu. Son film est présenté ce soir en Première au Cinémaxx. « On est toujours impatient d’observer les réactions du public“. Un public qui aura encore vécu une journée intense.
Vivien DEPAROIS, vendredi 15 février 2008 pour Le Petit Journal de Berlin. Cliquer ici pour voir la source.
Video: Hystérie au tapis rouge – ambiance pure


BERLINALE 2008 – Le prix des jeunes franco-allemands

février 19, 2008

Trois Allemands, quatre Français. Sept passionnés de cinéma, qui composent le jury du prix « Dialogue en Perspective » qui sera remis dans quelques jours à un jeune réalisateur allemand. Ils racontent leurs dix jours de rêve à la Berlinale

Les jeunes passionnés avec Jean-Pierre Darroussin (Photo. S. V.)
Un peu plus d’1h30 du matin dans les locaux de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ). Markus, Hélène, Mehdi et les autres ont déjà une très longue journée derrière eux. Après avoir discuté avec Robert Guédiguian et Jean-Pierre Darroussin, et à peine fatigués, ils reviennent sur leur rôle de juré.

« On est des fous… de cinéma »
Un début de journée à la Berlinale quand on est jeune juré ressemble en réalité à celle de nombreux Berlinois : « La première chose à faire, c’est d’aller chercher des tickets pour le jour d’après », racontent-ils. Ensuite un ou deux films et la séance incontournable de 18h45 de la section Perspektive Deutsches Kino. « On voit beaucoup de films mais on sait qu’il faut qu’on soit en forme pour ceux de notre section ». Après le visionnage vient l’heure de la délibération, « dans une salle, genre Docteur Folamour », précise Julian, « plutôt Pentagone », selon Suzanne. Après une petite heure d’échange sur le film avec Peter Sehr, cinéaste et président de ce jeune jury, c’est reparti pour un autre film ou pour une des nombreuses fêtes proposées pendant la Berlinale. Même pas fatigués. « On est des fous », explique Hélène, « des fous de cinéma », précise Ariane.

Feeling et regard technique
Quand il s’agit de cinéma, les sept jeunes jurés ont la tête bien sur les épaules. « Pour moi, le cinéma, c’est la possibilité de retrouver mes émotions », explique Marie. Ariane, elle, adore « toutes ces petites choses que l’on ressent dans une salle cinéma, les lumière qui s’éteignent, les bandes-annonces ». Pour évaluer les films, tout le monde a sa manière. Etudiant en cinéma, Julian explique : « C’est un mélange de feeling et de regard un plus technique. Il y a évidemment des critères de base, comme l’originalité, l’histoire ». Pour tous, le travail entre Français et Allemands ne pose aucun problème : « Il n’y a pas de différence d’appréciation selon la nationalité », selon Marie. « Quand un film est bon, il est bon pour les Français comme pour les Allemands », précise Suzanne.

Un privilège mais une responsabilité aussi
Dans quelques jours, ils devront donc choisir quel réalisateur se verra remettre le prix « Dialogue en perspective », initiative de l’OFAJ et TV5 monde. « On a rencontré plusieurs réalisateurs, notamment ceux des années précédentes, qui nous ont témoigné de l’importance de ce prix », racontent-ils. « Le moment que j’ai en tête, raconte Julian, c’est l’espèce de procession que l’on fait entre la sortie du cinéma et l’entrée dans la salle de délibération. On ne parle pas, on essaye de rester concentré mais on échange des petits gestes. C’est un peu devenu notre rite ».
Sébastien VANNIER, vendredi 15 février 2008, pour Le Petit Journal de Berlin. Cliquer ici pour voir la source.


BERLINALE 2008 – Cheap Gossip Studio : les artistes underground au festival

février 19, 2008

Ragots, bruits de couloirs, rumeurs alternatives, vous êtes cordialement invités à vous exprimer au « Gossip Studio ». L’expérience originale et conviviale est née de l’esprit de sept artistes et performers berlinois non conventionnels, qui s’invitent à la 58e édition de la Berlinale

Isabella Rosselini, actrice de « Green Porno« , un des films présentés au Gossip studio (Photo. promo)

Depuis quelques jours, le Foyer du cinéma l’Arsenal s’est métamorphosé en « Cheap Gossip Studio ». A quelques pas du tapis rouge et du Palais du festival, les rumeurs sur le petit monde du cinéma vont bon train, dans le studio qui leur est consacré, au sous-sol de Potsdamer Platz, coin underground de la grand-messe du cinéma qu’est la Berlinale. Au centre de l’installation, un bar en forme circulaire. La proximité et la décontraction sont les éléments essentiels de l’expérience. Les artistes du collectif « Cheap » -John Blue, Tim Blue, Vaginal Davis, Daniel Hendrickson, Suzanne Sachsse,Marc Siegel- qui assurent eux-mêmes le service, conversent avec les personnes venues boire un verre, voir un film, ou juste du monde.
Le but de l’installation est de créer une atmosphère propice à la discussion et à la propagation de rumeurs. Le « gossip » (ragots) fait en effet partie de la vie de la Berlinale, comme de tout festival de cinéma d’ampleur. Au dessus d’une caisse est présentée la vidéo Die Uhr/The Clock, réalisée par Mark Formanek & Datenstrudel, où l’horloge est animée par des hommes qui reproduisent manuellement le temps qui s’écoule. Dans un coin, une curieuse vitrine présente une grosse mouche en plâtre. Dans son ventre ouvert, une petite télévision passe un film où Isabella Rossellini, elle-même déguisée en mouche, mime les modes de reproduction de ces insectes du quotidien transformées en stars du porno. Le « green-porno », une vidéo décalée sur le sexe au cinéma.

Cérémonie underground
La nouveauté cette année est le lancement de la cérémonie des « Cheapy Awards ». Le collectif d’artistes « Cheap » décerne pour la première fois des récompenses lors de trois cérémonies dont la dernière a lieu le demain. Ces prix leur permettent d’attirer l’attention sur l’œuvre d’artistes qui jouent un rôle majeur dans la scène underground. Marc Siegel, également professeur d’université, spécialiste de l’histoire du cinéma underground et queer, explique : « Le collectif se partage entre la mise en scène, la vidéo et les performances. En général, nous essayons de défier les normes des genres sexuels, mais également les normes raciales, par exemple dans notre travail avec Vaginal Davis [dragqueen et performer noir]. Pourtant, précise-t-il, je ne nous considère pas comme un groupe de pression politique austère. Pour nous il s’agit de propager une politique de la joie. Une autre partie de notre travail est d’attirer l’attention sur certaines figures politiques et culturelles comme Jack Smith, Pierre Clementi, Louise Fisher qui n’ont peut-être pas eu l’attention qu’ils méritaient. »
Leila WEBER, jeudi 14 février 2008 pour Le Petit Journal de Berlin. Cliquer ici pour voir la source

Cheap Gossip Studio. Atrium Kino Arsenal. Potsdamer Platz. Berlin Mitte. Tous les jours, 12h-24h