BERLINALE 2008 – Costa-Gavras, Monsieur le Président

La 58e édition de la Berlinale s’ouvre le 7 février et c’est le réalisateur franco-grec Costa-Gavras qui aura l’honneur de présider le jury du festival. Portrait de ce cinéaste engagé dont la dernière apparition à Berlin, avec Amen, avait fait débat

Costa-Gavras, de son vrai nom Konstantinos Gavras, est déjà un habitué du festival du film de Berlin. Il y avait gagné l’Ours d’or en 1989 pour Music Box et son film Amen y avait fait sensation il y a six ans. Mais la carrière du réalisateur a compté bien d’autres succès.

Un Z qui veut dire succès
Né en Grèce en 1933 (il fêtera son anniversaire pendant la Berlinale, le 13 février), Costa-Gavras fait son apprentissage cinématographique en France où il arrive en 1951. Il est notamment l’assistant d’Henri Verneuil (Un singe en hiver) et se lie d’amitié avec Simone Signoret et Yves Montand. Il lance sa carrière avec Compartiments tueurs en 1965 et deux ans plus tard, il se penche une première fois sur l’occupation nazie en France pour Un homme de trop. C’est Z, réalisé en 1969, qui va faire sa renommée. Réalisé et produit dans des conditions difficiles, ce film sur la dictature des colonels en Grèce, va connaître un succès international et Costa-Gavras remporte grâce à lui le prix du jury à Cannes ainsi que deux Oscars.

Un réalisateur engagé
Z annonce ainsi une série de films qui, dans la même veine, vont être très engagés politiquement. L’Aveu, où il traite des purges staliniennes en Tchécoslovaquie ou Etat de siège sur les ingérences de la CIA dans le Tiers-Monde en sont l’exemple. Le thriller politique Porté disparu (Missing) sur la disparition d’un jeune journaliste américain pendant le coup d’Etat d’Augusto Pinochet en 1973, apportera même à Costa-Gavras une Palme d’or ainsi qu’un nouvel Oscar. Huit ans plus tard, en 1990, c’est donc à Berlin que le cinéaste triomphe avec le film Music Box où il raconte une enquête sur les crimes de guerre d’un tortionnaire nazi.

La controverse Amen
Même thème, même lieu avec la présentation, pendant la Berlinale 2002, de Amen dénonçant l’attentisme de l’Eglise catholique devant les crimes nazis. Le sujet, hautement délicat, et l’affiche, où s’entremêlent le svastika (symbole réutilisé par les nazis pour la croix gammée) et la croix chrétienne, avaient provoqué le débat en Allemagne, mais aussi en France. Costa-Gavras, qui a montré son engagement pour le cinéma en acceptant récemment de reprendre le poste de président de la Cinémathèque française, arrive donc en terrain connu à Berlin. Dès sa mission de président du jury accomplie, il retournera derrière la caméra pour le tournage de Eden is West, pour lequel il fera son grand retour en Grèce.
Sébastien VANNIER. Source:http://www.lepetitjournal.com/berlin.html

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